© Soroptimist International Union Française
 
Lettre d'information N°18  

L'Union Française Soroptimist solidaire des Soroptimist nigérianes

 

L'Union Française s'associe à ses amies Soroptimist du Nigéria qui, le 5 mai 2014, après l’enlèvement de 230 lycéennes, ont posté  la déclaration que vous lirez ci-dessous.

Le 6 mai 2014, la Fédération de Grande Bretagne Irlande ( www.sigbi.org ), dont fait partie l’Union Nigériane, a exhorté le gouvernement de Grande Bretagne à faire pression sur le gouvernement nigérian pour qu’il mette fin à cette situation intolérable.

Les jours suivants, le Soroptimist International,( www.soroptimisinternational.org ), la Fédération Soroptimist Européenne (www.soroptimisteurope.org ) et l’Union Française (www.soroptimist.fr ) ont  relayé ces messages et exprimé leur soutien aux familles nigérianes éprouvées ainsi que leur indignation face à cet acte criminel.

La mobilisation Soroptimist internationale, dans laquelle l’Union Française prend toute sa place, s’est intensifiée pour réclamer la libération de ces jeunes filles et leur retour, saines et sauves, dans leurs familles. 

 

Déclaration de l’Union Nigériane du Soroptimist International 

 

«  L’Union Nigériane du Soroptimist International attire l'attention sur le sort de plus de 200 lycéennes enlevées il y a 3 semaines à Chibok, dans l'Etat de Borno, au Nigeria. Bien que certaines filles aient réussi à s'échapper, la plupart d’entre elles sont toujours portées disparues. 

« Nous sommes extrêmement préoccupées par le manque d'informations sur le sort de ces jeunes filles », déclare Chris Nneka-Asoluka, Présidente de l’Union Nigériane.

Les Soroptimist nigérianes ont organisé une marche de protestation et se sont rassemblées au Bureau de l'Etat de Lagos pour déposer une pétition demandant au gouvernement fédéral du Nigeria d’intensifier ses efforts pour que ces jeunes filles soient libérées et rendues à leurs familles.

Le groupe militant islamiste Boko Haram a revendiqué la responsabilité de l'enlèvement et dans une vidéo, leur chef, Abubakar Shekau, menace de "vendre" les centaines de jeunes filles enlevées il y a trois semaines.

Dans un communiqué adressé à plusieurs journaux nationaux, l’Union Soroptimist Nigériane exprime la crainte que l'augmentation récente du nombre de filles scolarisées dans le nord du pays soit inversée.

L’Union Nigériane du Soroptimist International souhaite rejoindre d'autres ONG pour condamner l'action des membres de la secte Boko Haram, qui se développe de façon inquiétante et barbare.

Il est navrant et profondément regrettable que cet enlèvement intervienne au moment même où l’éducation des filles est en train de connaître un essor, les parents prenant conscience de la nécessité de les envoyer à l’école. Si rien n’est fait actuellement, la prise de conscience actuelle concernant l’éducation des filles dans le Nord en sera affectée.

Nous souhaitons que des mesures de sécurité strictes soient mises en place pour protéger les écoles dans le Nord. Les filles doivent avoir la possibilité de progresser dans la société. Nous appelons les insurgés à libérer immédiatement ces lycéennes et nous réclamons des efforts plus intenses de la part de notre gouvernement  pour qu’il tente de sauver ces jeunes filles. »