© Soroptimist International Union Française
 
Lettre d' information N°15  

En marge des polémiques sur la théorie des genres, l’Union Française Soroptimist, ONG de femmes au service des femmes, forte de près d’un siècle d’expérience de terrain pour la promotion des filles et des femmes, édite un album jeunesse : SOROPINA. Son objectif : participer à la construction de relations plus égalitaires entre hommes et femmes.

 


Crée en 1921 aux Etats-Unis, puis en 1924 en Europe par Suzanne Noël, pionnière de la chirurgie réparatrice qui a mis son savoir-faire au service de la reconstruction des gueules cassées, le Soroptimist est présent dans 125 pays. Sa mission : promouvoir le statut de la femme pour lutter contre les inégalités liées au genre.

Partout en France, les 3 000 adhérentes mènent des initiatives visant à accompagner, aider et financer des projets permettant l’amélioration de la condition des femmes et leur accès à l’éducation et au leadership.

Membre actif de la CEDAW[1], (centre névralgique des débats internationaux sur la condition des femmes à l’ONU), le Soroptimist International mène un travail de fond à tous les échelons de l’autonomisation des femmes.

 

La représentation joue un grand rôle de 7 à 77 ans

Le projet Soropina est né d’un constat, le besoin pour les petites filles de se projeter dans la réussite alors que l’égalité n’est pas la norme.Son objectif est simple : proposer un ouvrage destiné aux enfants qui renvoie une vision égalitaire des capacités des hommes et des femmes ; sans éviter la question de la vie de famille, de la culpabilisation encore trop prononcée des femmes qui mènent une carrière professionnelle, tout en gardant une bonne dose de divertissement pour plaire dès 6 ans.

 

Cet album jeunesse, créé par Anne Rivière, auteure de littérature enfantine, et illustré par Bettina Schopphoff, revient sur une nuit de réveillon de Noël au cours de laquelle une petite fille prend part à une formidable aventure impliquant extraterrestres, machines extraordinaires et nouvelles amitiés. Elle devra faire preuve de courage et d’imagination pour défendre sa planète d’une terrible menace, tout ceci en l’absence de ses parents sapeurs pompiers partis éteindre un incendie…

 

« Soropina est une héroïne audacieuse qui trouve en elle des ressources pour venir en aide à ses nouveaux camarades ;  en donnant une image valorisante des filles, cet ouvrage ludique contribue à combattre les stéréotypes masculin-féminin et à renforcer l’estime de soi des petites filles », explique Christine Dagain, présidente de l’Union Française Soroptimist.

 

Pour un accès universel à l’enseignement des filles

Un combat loin d’être gagné donc, mais soutenu par le travail des 124 clubs Soroptimist  français : des actions directes, ou en partenariat avec des associations ou des collectivités locales autour de l’aide à l’alphabétisation, du soutien scolaire, mais aussi l’attribution de bourses à des jeunes femmes risquant le décrochage scolaire.

En 2013,  l’Union Française Soroptimist a ainsi alloué environ 500 000 € à des grandes causes et à des projets locaux.

 

Leadership et mentorat pour ancrer durablement la réussite féminine dans la société

Consciente que l’éducation et le monde professionnel sont étroitement imbriqués, l’ONG française contribue à des bourses scientifiques permettant de financer la recherche ; dans le même temps, elle met en valeur le travail de femmes chercheures et entrepreneures partout en France comme lors des salons Talents de femmes qui distinguent les créatrices en région depuis près de 10 ans.

 

[1] Convention sur l’élimination de la discrimination  à l’égard de femmes

 

 

Christine Dagain l’explique en ces termes : « Aussi pervers que le plafond de verre, l’effet Mathilda, théorisé par l’historienne Margaret Rossiter[2], est encore très présent : le travail et la réussite des femmes ne bénéficient pas de la même aura que celui de leurs collègues masculins, et pas seulement dans le domaine des sciences. Nous tentons par la conjonction de ces différentes actions de faire évoluer les mentalités ; c’est le sens de nos démarches de promotion du leadership féminin, encore trop anecdotique en France ». Preuve qu’il reste du travail à accomplir, une étude Soroptimist révélait en janvier que seuls 2% des noms de rues étaient attribués à de femmes…

 

 

Et l’aspiration à l’autonomie commence dès l’enfance, c’est le message que l’Union Française Soroptimist entend bien délivrer avec l’aventure de Soropina. L’ouvrage sera distribué lors des événements et actions des Clubs Soroptimist ; il est également disponible à la commande sur le site www.soroptimist.fr.

 

[2] Margaret W. Rossiter, The Matilda Effect in Science, 1993.