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avril 2017, lutte contre l'illettrisme  

En France, l’illettrisme concerne 7% de la population âgée de 18 à 65 ans. Ainsi, plus de 2,5 millions de personnes ne disposent pas, après avoir pourtant été scolarisées, des compétences de base (lecture, écriture, calcul) suffisantes pour être autonomes dans la réalisation des actes quotidiens de leur vie familiale, professionnelle et citoyenne. 

De multiples causes, se combinant entre elles, peuvent expliquer cette situation qui touche tous les âges de la vie : un passé scolaire douloureux, des situations de rupture, des difficultés familiales, professionnelles, sociales, des situations de travail où le recours à l’écrit n’est pas nécessaire, un effritement des compétences de base lorsqu’elles ne sont pas utilisées, pratiquées, des problèmes de santé…

Les personnes qui sont confrontés à l’illettrisme cherchent souvent à cacher une réalité synonyme d’échec : elles ont du mal, par exemple, à écrire une liste de courses, lire une notice de médicament ou une consigne de sécurité, rédiger un chèque, lire le carnet scolaire de leur enfant, entrer dans la lecture d’un livre… Elles développent un sentiment de dévalorisation de soi, et rencontrent des difficultés à communiquer, à s'exprimer, à échanger, à utiliser des biens et des services, à accéder aux soins, au logement, à l'emploi, à l'information, à construire de nouvelles connaissances, à participer à la vie sociale et culturelle...

Pour mieux comprendre cette réalité, visionnez un film de 10 mn sur https://www.youtube.com/watch?v=PJSD_45tQpQ

 

 Agir contre l’illettrisme est donc une impérieuse nécessité.

Il est important de prévenir l’illettrisme dès la petite enfance : pour que les tout-petits se familiarisent avec les livres et réussissent cette première phase d’acquisition des savoirs de base, à l’âge de l’apprentissage de la lecture, pour qu’ils se sentent en confiance et progressent ensuite régulièrement, et pour que les familles puissent mieux les accompagner tout au long de la scolarité afin d’éviter les décrochages et aider les adolescents en difficulté à renouer avec l’écrit.

 Agir contre l’illettrisme, c’est aussi aider les jeunes à réussir leur insertion professionnelle, sécuriser les parcours professionnels des salariés ou demandeurs d’emploi confrontés à ce problème, rendre effectif l’accès de tous aux droits (accès aux soins, à la culture, aux formalités administratives…).

C’est pourquoi les clubs Soroptimist ont choisi d’installer des « boîtes à livres », dans des lieux déterminés et sécurisés, pour inciter à la lecture des publics ciblés: salles d’attente des professionnels recevant en particulier des femmes et des enfants, centres d’hébergement de femmes en difficulté, centres d’information des droits de femmes (CIDFF), centres de formation professionnelle ou de recherche d’emploi… En suscitant l’envie et le plaisir de lire, les Soroptimist favorisent l’échange, le partage et la culture pour tous.  

Les clubs Soroptimist ont également choisi de marquer leur solidarité dans le Service. Nous soutenons le travail réalisé par les nombreuses associations de terrain et les structures de formation qui luttent contre l’illettrisme, en les incitant à participer au concours « Ecrire pour être libre » organisé par le Comité Français des Clubs Service Internationaux (CFCSI).  Nous valoriserons ainsi les textes produits par les personnes engagées dans une démarche de ré-acquisition des savoirs de base, et rédigés dans le cadre de formations, d’ateliers d’écriture ou de rencontres proposées par les organismes d’accueil des personnes illettrées.

Pour de plus amples informations, n’hésitez pas à nous contacter.

 

Evelyne PARA

Présidente Soroptimist International France 2016-2018

www.soroptimist.fr